Avec les différentes mesures liées à l’épidémie du Coronavirus, la situation des étudiant·e·s les plus précaires, isolé·e·s, a empiré. La cessation de l’activité économique qui les prive de travail et donc de revenus, l’arrêt des restaurants universitaires les ont frappés de plein fouet. Le collectif « O’SEM – Orléans Soutient les Etudiant·e·s du Monde », constitué d’enseignant·e·s et/ou chercheur·e·s, de BIATOSS (personnels de bibliothèques, ingénieur·e·s, administratif·tives, techniques, ouvriers de service, sociaux et de santé), d’étudiant·e·s de l’Université d’Orléans et de volontaires de la société civile, a pour but de fournir une aide au premier problème rencontré actuellement par les étudiant·e·s : la faim. O’SEM s’inscrit dans une dimension d’intérêt général, en s’ouvrant aux publics les plus fragiles, en préservant à ses activités un caractère non lucratif, laïque et apolitique : elle s’interdit toute affiliation partisane.

Ceci passe par la mise en place d’une aide d’urgence, en apportant des éléments de première nécessité aux étudiant·e·s en situation de précarité. Actuellement, sont concerné·e·s essentiellement les étudiant·e·s étranger·ère·s accueilli·e·s à l’Université d’Orléans, que ce soit en mobilité individuelle ou encadrée,  ceux en rupture avec leur famille et des étudiant·e·s non boursier·ères – donc non éligibles à la plupart des aides exceptionnelles mises en place par le rectorat – et dont les familles connaissent des difficultés financières depuis le premier confinement. Notre objectif est également de les aider à affronter la précarité de ces prochains mois, dans un contexte universitaire et économique à l’activité restreinte. Nous mettons également en relation chaque étudiant·e le souhaitant avec un tuteur·trice parmi les personnels de l’université et/ou un parrain/une marraine de la société civile, et/ou un binôme étudiant·e. Ce tutorat / parrainage permet non seulement une sortie de l’isolement frappant les étudiant·e·s fragilisé·e·s, mais aussi un accompagnement des étudiant·e·s vers les systèmes d’aides, telles que celles fournies par le CROUS et les services dédiés de l’université d’Orléans, et les diverses distributions de colis alimentaires, qu’elles soient organisées par des associations spécialisées dans l’aide alimentaire, ou par d’autres collectifs universitaires (pour exemple, le collectif initié au CoST – UFR Sciences et Techniques : lire Mag’Centre lien ici).